Fiscalité et démocratie
Réinventer la démocratie fiscale
Depuis la candidature de Jimmy Carter en 1976, Donald Trump a refusé de publier sa déclaration de revenus prétextant un contrôle fiscal en cours.
Hillary Clinton: " les seules déclarations qu'on lui connaisse remontent à l'époque où il cherchait à obtenir une licence de caisno; elles révèlent qu'il ne payait aucun imôt sur le revenu". Trump l'admit fièrement: " That makes me smart".
Dans cette réaction il y a du Ronald Reagan qui dans les années 1980 avait comparé l'impôt à un "racket permanent". Pour Reagan et Trump, c'est la quête de l'intérêt personnel qui assure la prospérité de tous. Les impôts constituent un obstacle à la réalisation de ce grand dessein.
Les baisses d'impôt des dernières décennies ne sont pas le fruit d'un débat citoyen bien informé mais un déni de la démocratie.
Depuis les années 1980 les Etats-Unis sont le théâtre d'une destruction du système fiscal hérité du New Deal, sans doute le plus progressif qui ait jamais existé dans le monde.
1913: date de création de l'impôt fédéral aux US.
Si rien ne change le scénario le plus probable est que la concentration des revenus continue de s'accentuer à moyen terme, en raison d'un effet de boule de neige: les pus fortunés épargnent une fraction plus élevée de leur revenu que le reste de la population ce qui leur permet d'accumuler plus de patrimoine, lequel génère en retour davantage de revenu. Pendant la majeure partie du XXième sicèle c'est l'impôt progressif qui frappaient les revenus du capital par opposition à ceux du travail.
Qui va garder foi dans la démocratie et les impôts si les impôts votés par les représentants du peuple ne cessent d'accroître les revenus d'une minorité de contribuables favorisés ?
Le choix appartient aux citoyens du monde de:
- taxer les grandes entreprises et les plus fortunés.
- mesurer, enregistrer et taxer les hauts patrimoines
- collecter les taxes que les paradis fiscaux choisissent de ne pas prélever.
- faire le ménage dans les montages frauduleux.
Souvent il est pensé impossible de taxer les multinationales, brandissant le risque de délocalisation, le risque de baisse des taux chez les concurrents...
La coordination fiscale est taxée d'utopie.
Rien n'empêche une coordination des politiques entres les états, comme ils savent le faire dans d'autres domaines des relations économiques internationales.
Bien sûr certains pays et groupes sociaux y sont opposés, car ils profitent de la mondialisation sous sa forme actuelle.
Depuis la candidature de Jimmy Carter en 1976, Donald Trump a refusé de publier sa déclaration de revenus prétextant un contrôle fiscal en cours.
Hillary Clinton: " les seules déclarations qu'on lui connaisse remontent à l'époque où il cherchait à obtenir une licence de caisno; elles révèlent qu'il ne payait aucun imôt sur le revenu". Trump l'admit fièrement: " That makes me smart".
Dans cette réaction il y a du Ronald Reagan qui dans les années 1980 avait comparé l'impôt à un "racket permanent". Pour Reagan et Trump, c'est la quête de l'intérêt personnel qui assure la prospérité de tous. Les impôts constituent un obstacle à la réalisation de ce grand dessein.
Les baisses d'impôt des dernières décennies ne sont pas le fruit d'un débat citoyen bien informé mais un déni de la démocratie.
Depuis les années 1980 les Etats-Unis sont le théâtre d'une destruction du système fiscal hérité du New Deal, sans doute le plus progressif qui ait jamais existé dans le monde.
1913: date de création de l'impôt fédéral aux US.
- En 1970 les Américains les plus riches payaient, tous prélèvements compris, plus de 50% de leurs revenus en impôts, soit deux fois plus que les contribuables modestes.
- En 2018, suite à la réforme fiscale votée fin 2017, les milliardaires ont été moins taxés que les classes moyennes et populaires, avec un taux de 23%, l'équivalent de 1910. Ce phénomène est constaté dans les autres pays du monde.
- En 1960 les entreprises sont taxées à 52% contre 21% depuis la réforme de 2018.
- La part du revenu national captée par les 1% les plus riches est passée de 10% en 1980 à quelque 20% en 2019.
Si rien ne change le scénario le plus probable est que la concentration des revenus continue de s'accentuer à moyen terme, en raison d'un effet de boule de neige: les pus fortunés épargnent une fraction plus élevée de leur revenu que le reste de la population ce qui leur permet d'accumuler plus de patrimoine, lequel génère en retour davantage de revenu. Pendant la majeure partie du XXième sicèle c'est l'impôt progressif qui frappaient les revenus du capital par opposition à ceux du travail.
Qui va garder foi dans la démocratie et les impôts si les impôts votés par les représentants du peuple ne cessent d'accroître les revenus d'une minorité de contribuables favorisés ?
Le choix appartient aux citoyens du monde de:
- taxer les grandes entreprises et les plus fortunés.
- mesurer, enregistrer et taxer les hauts patrimoines
- collecter les taxes que les paradis fiscaux choisissent de ne pas prélever.
- faire le ménage dans les montages frauduleux.
Souvent il est pensé impossible de taxer les multinationales, brandissant le risque de délocalisation, le risque de baisse des taux chez les concurrents...
La coordination fiscale est taxée d'utopie.
Rien n'empêche une coordination des politiques entres les états, comme ils savent le faire dans d'autres domaines des relations économiques internationales.
Bien sûr certains pays et groupes sociaux y sont opposés, car ils profitent de la mondialisation sous sa forme actuelle.

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